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Rencontre : Solena Canale Parola, étudiante et startuppeuse

L’ISEG favorise les initiatives entrepreneuriales de ses étudiant.es. : incubateur de réussites depuis 1980, c’est l’état d’esprit qui nous anime ! Rencontre avec Solena Canale Parola, étudiante en 5e année, alternante et startuppeuse. Elle nous parle de son entreprise, lancée avec sa cousine, nommée CEARITIS.

1/ Peux-tu te présenter ?

Solena : « Je m’appelle Solena Canale Parola et j’ai 23 ans. Je passe un master communication/marketing à l’ISEG, en alternance au sein de l’agence Havas. J’y suis assistante chargée médias, plus exactement experte radio jusqu’à août 2020. Cette expérience me permet de faire le lien entre la formation scolaire et le terrain « réel».  J’ai découvert de manière plus globale les métiers des médias.

À côté j’ai monté ma boîte ! Pour mieux vous expliquer ; avec ma cousine qui est aussi mon associée, nous avons créé en mars 2020 notre société nommée CEARITIS. »

2/ Qu’est-ce qui t’as donné envie de te lancer dans l’entrepreneuriat ?

Solena : « Durant les différentes expériences professionnelles que j’ai pu avoir, ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la pluralité de mes missions. L’entrepreneuriat permet de mettre à profit nos connaissances mais aussi en apprendre tous les jours de nouvelles. Il faut savoir « toucher à tout » et c’est ce qui me plaît. C’est très intéressant de pouvoir travailler au développement et à la construction d’un projet d’A à Z.

De plus, j’aime travailler pour des valeurs qui me sont chères, et j’ai toujours rêvé de travailler en famille. Le projet CEARITIS regroupe tous ces points ; c’est pour cela que je n’ai pas hésité à rejoindre l’aventure et me lancer dans l’entrepreneuriat. » 

3/ Parle nous de ta startup, CEARITIS 

Solena : « CEARITIS est une entreprise qui propose des solutions de protections contre les ravageurs du milieu oléicole. Durant ses études à Sup’Biotech, Marion CANALE, ma cousine et mon associée, a travaillé sur la recherche et le développement de cette solution. À la fin de ses études, elle a intégré le programme Shaker du Génopole d’Évry ; afin de terminer la stratégie de développement de l’entreprise.

Elle m’a proposé de rejoindre le projet afin d’associer nos compétences. En plus de notre complémentarité, ce projet nous est important et nous réunit sur une histoire commune : nous venons du même village en Italie et depuis que nous sommes petites, nous avons toujours vu nos grands-pères cultiver leurs oliviers. Les ravages causés par la mouche de l’olive ont fortement impacté leurs récoltes. Nous sommes toutes les deux touchées par cette problématique et souhaitons y apporter une solution.

Nous avons donc créé notre Start-up en mars 2020, qui propose une solution bio-inspirée contre la mouche de l’olive et des alternatives naturelles aux pesticides et insecticides !

En parallèle, nous avons intégré un autre programme du Génopole d’Évry, le programme Booster, qui vient compléter la formation Shaker. Grâce à ce programme, nous avons accès à des formations, à des laboratoires et de nombreux partenariats sont mis en place. Ce qui permet à l’entreprise d’évoluer. »

4/ Quel futur imagines-tu pour ta société ?

Solena : « Le développement de l’entreprise avance bien, nous allons pouvoir tester le piège et la solution sur terrain en septembre 2020. Ce qui nous permettra de compléter les essais labo.

Nous travaillons sur plusieurs aspects de l’entreprise : son image, l’accès au marché, la R&D pour de nouveaux ravageurs, l’implantation dans d’autres pays… bref énormément de projets ! Tous plus intéressants les uns que les autres, qui permettront à CEARITIS d’évoluer.

J’espère que d’ici 5 ans nous pourrons commercialiser notre solution contre la mouche de l’olive, en France dans un premier temps et en Italie, Espagne, et Grèce pour la suite.

J’imagine aussi que nous aurons commencé à enclencher de nouvelles phases de R&D pour différents ravageurs. » 

5/ Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux étudiants qui veulent se lancer 

Solena : « Le premier conseil que je peux donner, c’est de ne pas hésiter. Quand on a un projet ou une opportunité il faut la concrétiser. L’entrepreneuriat est une expérience unique, ça apporte tellement ! Bien sûr il y a toujours des doutes, moi la première j’en ai eu. Mais une fois lancée, je me rends compte que ça en vaut la peine.

Le deuxième conseil, est de bien s’entourer, c’est important de pouvoir compter sur des personnes compétentes et surtout pouvoir échanger avec eux. C’est ça qui permet de monter un projet complet et solide. »

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