MASTERCLASS : Dorothée Bart, co-fondatrice de Jho

« Pour être entrepreneur, il faut surtout avoir un projet dans le cœur ». Dorothée Barth, ancienne journaliste, est venue à la rencontrer des étudiants de 3e année de l’ISEG Nantes le 29 mars dernier. Elle a échangé avec eux sur sa vision de l’entrepreneuriat. « Au début, je ne pensais pas avoir le profil pour créer ma start-up, il y a des hauts et des bas, et lors des bas il faut avoir la force de continuer. » Malgré les difficultés que Dorothée à traversé, c’est avec émotion qu’elle est venue présenter Jho, aux étudiants de l’ISEG Nantes. Jho, est la marque de protections périodiques bio disponible sous abonnement, qu’elle a créé avec sa coéquipière Coline Mazeyrat. Retour sur l’échange de Dorothée Barth et les ISEGiens nantais, via un article de Pauline Zelek, étudiante en 3e année à l’ISEG Nantes.

Un parcours riche en expériences

Ayant réalisé un bac littéraire et aimant le théâtre, Dorothée Barth ne s’attendait pas au destin qui l’attendait. Son rêve plus jeune était de devenir diplomate. Mais après avoir réalisé plusieurs stages en ambassade, elle finit par devenir journaliste à Rome pour Radio Vatican. Cependant, son parcours ne s’arrête pas là. Après avoir été journaliste sur France 5 pendant 5 ans, elle choisi d’aller faire du bénévolat à Madagascar. De retour en France, elle décide de créer son One Women Show, qui a pour sujet le monde du journalisme.

Jho, une marque solidaire

Dorothée Barth se retrouva en quête de buts nouveaux : comment faire pour se sentir utile ? Pour aider les autres dans le besoin ?

C’est en 2017 que l’idée de Jho, lui est venue à l’esprit. Avec 75 000 euros de fonds grâce à 18 investisseurs, elle a pu créer sa marque avec l’aide de Coline Mazeyrat. « Jho, est avant tout un projet solidaire. En effet nous reversons 1,7% de notre chiffre d’affaires à des associations qui aident les femmes dans le besoin. » Ce qui anime Dorothée Barth, c’est de pouvoir aider et changer le monde à son échelle. « C’est fou de pouvoir voir à quel point nos dons ont fait évoluer certaines associations. Une association a réussi à construire tout un étage pour accueillir des femmes et les nourrir. »

Le projet Jho, grandit de jour en jour. Il est d’ailleurs disponible depuis 6 mois au Monoprix et au Carrefour Market. Les ambitions de Dorothée Barth se tournent maintenant vers sa marque : « nous voudrions devenir la marque référente pour les femmes. Nous voulons que les femmes puissent utiliser Jho, dans leur quotidien. Nous voulons aussi continuer de voir grandir les associations que nous aidons. » Son rêve le plus fou est de pouvoir créer la Fondation Jho, qui viendrait en aide aux femmes dans le besoin.

La clef du succès

Mais pourquoi Jho, a connu plus de succès que certaines autres start-ups ? La réponse de Dorothée est simple : « c’est grâce à notre stratégie marketing. » L’année avant le lancement de la marque, elle a réalisé des vidéos sur internet pour sensibiliser les spectateurs sur le sujet des règles, qui peut être parfois tabou. « Grâce à ces vidéos, nous avions déjà quelques adresses e-mail. » Leur façon de communiquer était aussi très marquante : « nous ne voulions pas agresser les femmes en parlant de l’intimité féminine. Notre but était de les accompagner tout en restant douces. » Dorothée Barth a fait réaliser aux étudiants à quel point leurs études et leurs futurs métiers seraient indispensables pour une marque.

Le mot de la fin

Le conseil que Dorothée Barth a donné aux étudiants est de ne pas paniquer s’ils ne savent pas tout de suite ce qu’ils veulent faire plus tard. Elle a encouragé les ISEGiens à réaliser des projets même s’ils paraissent trop ambitieux.

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