MASTERCLASS : Caroline Vicariot, Directrice Conseil chez Notchup

Ce mercredi 18 novembre, lors de la 6e Masterclass de l’année, les étudiants de 3e année de l’ISEG Nantes ont eu le plaisir d’écouter Caroline Vicariot. Cette professionnelle de la communication est actuellement directrice conseil chez NOTCHUP. Elle a échangé avec les étudiants sur son parcours jonché de nombreux obstacles notamment en tant que femme dans une agence de communication. Une rencontre, jugée touchante et inspirante par Morgane Le Gal, étudiante en 3e année à l’ISEG Nantes, qui retrace ce rendez-vous dans cet article.

Une conférence sans tabou avec Caroline Vicariot

Avant de commencer son échange avec les étudiants, Caroline Vicariot nous a confié « quand on est étudiant c’est toujours intéressant de rencontrer des professionnels du milieu ». C’est alors en toute confiance qu’elle a partagé son cheminement pour en arriver au poste de directrice conseil chez Notchup. Une agence conseil en création et développement publicitaire au service des marques, spécialisée dans les problématiques de tourisme et agroalimentaire, située sur l’île de Nantes.

Caroline Vicariot

Le parcours de Caroline Vicariot

Caroline Vicariot a débuté ses études supérieures en intégrant une classe préparatoire littéraire. Puis, elle s’est dirigée vers une école de commerce à Paris. L’univers de la publicité lui « plaisait bien » et comme elle l’a confié lors de la conférence auprès de nos étudiants.

« J’ai toujours aimé conter des histoires pour captiver les gens ».

Caroline Vicariot

Ensuite, elle part faire ses armes dans différentes agences parisiennes comme Publicis Conseil, l’agence Marcel ou encore chez Buzzman. Le fait d’apprendre de différentes personnes en tant que junior l’intéressait particulièrement. Enfin, il y a deux ans, elle est arrivée à Nantes, pour intégrer l’agence Notchup quelques mois plus tard en tant que directrice conseil.

Le métier de directrice Conseil

« Je suis le chef d’orchestre ou le punching ball »

Caroline Vicariot

C’est un métier que notre invitée, Caroline Vicariot a décrit comme celui du chef d’orchestre, où son ordinateur remplace la baguette. En effet, de par sa fonction de commerciale, elle est amenée à intervenir sur toutes les étapes d’un projet passant du bureau d’un de ses collègues à celui d’un autre au fur et à mesure de l’avancée d’un projet et de la journée. Passionnée par ce qu’elle fait, Caroline Vicariot évoque des journées où elle ne s’ennuie jamais et qui ne se ressemblent pas. Pas de place pour la routine. Surtout avec six dossiers différents à gérer en même temps. Des dossiers qui peuvent parfois prendre un tournant tout autre que celui initialement prévu. Il est donc important d’être agile et réactive.

Caroline Vicariot parle de Notchup

Caroline Vicariot a également échangé avec nos étudiants sur Notchup, l’agence qu’elle a intégrée depuis un an et demi. Une agence qu’elle définit comme une « blended agency ». C’est-à-dire un véritable melting-pot de talents allant des designers aux concepteurs, rédacteurs, community-managers, directeurs artistiques… Trente-cinq personnes collaborent entre elles et permettent d’accompagner au mieux des marques en présentant des projets pertinents.

Notchup est une agence engagée, qui a pris pleinement conscience du rôle qu’elle peut jouer dans la transition écologique. Depuis un an, Notchup opère un énorme travail au sein de l’entreprise pour obtenir la certification internationale « B Corp ». Un label qui atteste que l’agence répond aux exigences sociétales et environnementales, de gouvernances ainsi que de transparences envers le public. D’ailleurs chaque collaborateur participe à cette démarche en étant chargé de missions. De son côté Caroline Vicariot a décidé d’agir pour la politique de recrutement et cherche activement des solutions pour mieux présenter l’agence lors des entretiens afin de diversifier les recrutements.

Les projets « coup de Coeur » de Caroline Vicariot

Quand  il  s’agit  de  répondre  à  la  question  « Y-a-t-il  un  projet  sur  lequel  vous  avez particulièrement aimé travailler ? » Caroline Vicariot nous répond que la dernière campagne pour le Comité Régional de Tourisme de Bretagne a été forte en émotion. En effet c’était au tout début du confinement, là où tout le monde était paniqué à l’idée de télétravailler, où le côté très collaboratif de l’agence a été mis à rude épreuve.

Ce sont donc les deux patrons, qui pour remonter le moral des troupes, lancent l’idée de chercher pro activement une solution pour sauver leurs entreprises partenaires en temps de crise. Une équipe propose alors une campagne pour sauver le tourisme en Bretagne avec des détournements de mots grâce à des signifiants breton. C’est à cet instant qu’est née la campagne « Bienvenue en Kerlifornie ! ». Un beau projet, qui selon elle, donne du sens à son métier, mais aussi un sentiment de bien agir et de sauver un secteur économique.

Cette campagne qui a beaucoup plu et obtenu de nombreuses retombées positives, a été mise à disposition sous forme de « kit de déclinaison » pour l’ensemble des commerçants bretons. Celui-ci a été téléchargé plus de trois mille fois en quinze jours.

Être une femme dans le milieu de la publicité

En deuxième partie d’échange, Caroline Vicariot a abordé les obstacles et difficultés qu’elle a rencontrés lors de ses débuts et au cours de ses nombreuses années d’expériences. En douze ans elle a eu l’opportunité de travailler dans de grandes maisons à Paris mais aussi d’être victime de deux « burn out ».

Alors certes, travailler au sein d’agences de renoms a été un accélérateur énorme pour sa carrière mais le prix à payer n’en n’est pas moindre. En effet, elle nous a confié que bien souvent dans ce type d’agence on travaille 24h/24 et 7j/7 et cela sans en avoir le choix.

Caroline Vicariot nous met face à une autre réalité, celle du harcèlement moral et des remarques sexistes qui peuvent parfois persister au sein de ce milieu. Un milieu qui reste majoritairement masculin. Elle nous a dépeint une ambiance parfois sordide dans les postes qu’elle a pu occuper. Certains de ses anciens patrons ou collègues ont eu des remarques inacceptables. C’est en effet avec des mots crus qu’elle a partagé certains bouts de son passé. Entre remarques sexistes sur son physique, sa façon de se maquiller, le fait qu’elle soit en couple ou qu’elle désire des enfants…

Ce récit précieux a parfois surpris mais a engendré une certaine réflexion chez les étudiants. Caroline Vicariot a tout de même tenu à rappeler qu’aujourd’hui, les choses changent. Il y a de l’espoir. Elle a conclu cet échange par cette phrase : « ce n’est pas le combat des femmes, c’est le combat de toute une société ! »

Merci à Caroline VICARIOT pour avoir pris le temps de partager son expérience avec les étudiants de l’ISEG Nantes.

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