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Conférence ISEG : François Masclanis parle des Gilets Jaunes

Le campus de Toulouse a reçu lors d’une Master Class, le 30 janvier 2019, François Masclanis. La conférence portait sur le thème des « Gilets Jaunes : le triomphe des anonymes ».

François Masclanis est docteur en Sciences Politiques. Il est également intervenant en économie et géopolitique au sein d’écoles et notamment l’ISEG à Toulouse. Il est intervenu lors d’une conférence sur un sujet où les avis divergent fortement… En effet, François Masclanis a décidé d’aborder en toute neutralité, le mouvement des « Gilets Jaunes ». Il a expliqué la situation en passant par 4 étapes : la genèse du mouvement, son extension, une illustration chiffrée et enfin la réalité des revendications.

Le résumé sur la situation financière des gilets jaunes, surnommés les ouvriers de la mondialisation, est qu’ils gagnent trop pour être aidés mais pas suffisamment pour vivre correctement. Explique François Masclanis

La genèse du mouvement

« Ce mouvement social a débuté le 17 novembre 2018 avec approximativement 300 000 personnes. Avec le temps, il a commencé à déborder sur quelque chose de plus économique. Il a fini par découler sur une critique politique. Très rapidement nous nous sommes rendu compte du poids qu’ont eu les réseaux sociaux. À la fois remplis de fake news mais permettant également une réelle communication entre les manifestants. »

L’extension du mouvement

« On voit une extension du mouvement au travers de revendications sur le pouvoir d’achat avec une fiscalité dite « injuste », des problèmes de retraites (avec la CSG et l’inflation), les minimas sociaux et des salaires faibles… Nous sommes donc passés à une revendication de démocratie représentative (RIC) et de démocratie directe. De plus, on réalise un rejet des institutions, des partis politiques mais aussi de la presse. »

La réalité des chiffres

Les carburants, la fiscalité, le pouvoir d’achat… François Masclanis a expliqué en images et de manière précise ces points. Des informations qui permettent de mieux comprendre les diverses revendications des manifestants.

Retrouver son interview sur notre page Facebook. 

La réalité des revendications

« Pour ce qui est de l’aspect rationnel de la situation, on distingue que partout dans le monde, il y a un déclassement des classes moyennes car elles sont considérées comme trop nombreuses. La crise de 2007 a été gérée par l’austérité et l’impôt. On se retrouve alors devant une cristallisation générale d’un mécontentement économique, social et institutionnel et devant des ressentis psychologiques proches du mépris.

On constate une recherche des responsables avec une attaque contre les médias notamment, accusés de profiter de la situation pour « s’en mettre plein les poches » sur les problèmes des autres.

En définitive il faut voir les opportunités naissantes, comme celle de réconcilier le peuple et les « élites », ou d’éviter les populismes démagogiques. Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur la nécessité de réformer ou non le capitalisme libéral. Repenser la relation des pouvoirs du peuple pour se rediriger vers un modèle plus norvégien, néerlandais ou suédois…

Pour ce qui est de l’avenir des groupes d’intégrations (notamment l’Union Européenne), qu’en est-il ? Ainsi que l’avenir de l’organisation de la mondialisation contemporaine ? »

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