Échange avec Sandrine Thoor, coach des 4e année pour le Digital Game

La semaine dernière, les étudiants de 4e année des 7 campus ont travaillé sur un nouveau challenge avec INKIZ : le Digital Game !

Au programme : créer une entreprise dans le domaine du tatouage tout en se penchant sur les choix d’investissements, des fournisseurs, des stratégies de communication avec plusieurs challenges au fil des jours.

Pour se faire, nos étudiants lillois étaient accompagnés de deux coachs dont Sandrine Thoor, anciennement intervenante pour les 3e et 4e année, coach sur les différents projets des promotions toute l’année et accompagnante aux projets de fin d’études.

 

ISEG Lille : Comment accompagner des étudiants lors de ce type de challenge ?

Sandrine Thoor : « Lorsque le brief est lancé, je laisse les groupes d’étudiants réfléchir entre eux. J’attends quinze ou vingt minutes, puis je passe d’équipe en équipe afin de comprendre leur début d’idée, ce sur quoi ils souhaitent partir et la manière dont ils abordent les différentes problématiques. Je souhaite d’abord être à l’écoute pour ensuite pouvoir établir un suivi.

Aux vues du timing qui reste assez court sur ce type de challenge, il faut régulièrement aller les voir afin de pouvoir les conseiller le plus possible. A ce niveau-là, les étudiants se sont déjà familiarisé avec le fait de rendre un travail avec une date limite et une heure limite : il n’est donc pas nécessaire ni pertinent de leur rappeler sans cesse le temps qu’il leur reste, cela ne fait que les stresser. »

 

ISEG Lille : Comment avez-vous aidé les groupes à dépasser des éventuelles difficultés ?

Sandrine Thoor : « Certaines équipes sont plus en demande de conseils que d’autres, je me base alors sur une méthode de communication par l’échange, je leur dis s’ils font fausse route et je réfléchis avec eux à des solutions.

Par exemple, au début de la semaine, il leur était demandé de confectionner un spot radio. Un des groupes avait produit un bon enregistrement, mais pas assez exceptionnel ni différencié des autres spots. Ils ne le voyaient pas du même œil, mais ils ont tout de même recommencé en modifiant certaines choses. Après écoute, ils étaient tous étonnés et contents d’avoir revu leur enregistrement, ils le trouvaient beaucoup mieux ! Je suis là pour réagir à ce qu’ils proposent afin de les pousser dans leurs meilleures idées et productions. Je les motive à essayer des méthodes différentes. Il est important, selon moi, de rester dans une démarche positive.

Un de leur challenge consistait en la réalisation d’un argumentaire commercial et en choisir le support. Pratiquement toutes les équipes sont parties sur un support sous forme de brochure, de plaquette. Ils n’avaient pas entendu la réelle problématique : oui, il était nécessaire de choisir un support cohérent (comme la brochure), mais il était avant tout question d’un argumentaire, donc je leur ai suggéré de réaliser un support additionnel afin de répondre entièrement à la problématique posée. »

 

ISEG Lille : Qu’avez-vous pensé de la créativité des étudiants ?

Sandrine Thoor : « J’ai remarqué qu’ils étaient extrêmement créatifs, tant sur les idées (le fond) que visuellement (la forme). Ils adorent créer autour d’un texte, rendre un visuel attractif, original et le font parfaitement bien. Cependant, la partie rédactionnelle les exalte moins, c’est forcément moins intuitif. Il faut donc régulièrement leur rappeler l’importance de cette partie « synthèse » qui reste très importante et la nécessité de rester sur leur fil conducteur de base. »

 

Fermer le menu