[AFTERWORKADETEM] « Le social shopping ou le commerce du web 2.0 »

Les membres de l’ADETEM (Association Nationale des professionnels du Marketing) partenaire de l’ISEG Marketing & Communication School de Strasbourg, se sont retrouvés Mercredi 12 juin à l’Hôtel Cour du Corbeau dans le cadre de l’Afterwork mensuel. Le thème de la soirée, toujours tourné autour de la relation client, était « Le social shopping ou le commerce du web 2.0 » animé par Marie Pierre Mesgouez, directrice marketing chez Stabilo International.

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Les années 2000 ont été marquées par les débuts du web 2.0 qui désigne une étape de l’évolution d’Internet, avec l’apparition d’interfaces innovantes et de facilités d’utilisation de l’outil web par les internautes.

Le web 2.0 se caractérise par plus de simplicité et d’interactivité et la tendance « mobile-first » en est la parfaite illustration : Après avoir détrôné l’ordinateur comme outil de recherche et de communication, le mobile est devenu le premier point de contact des marques avec les consommateurs entraînant un profond changement des comportements d’achat et en instaurant de nouvelles règles.

Aidées de ces outils, les plateformes communautaires, lieux d’échanges et de communication à part entière, ont initié une nouvelle activité de consommation : le social shopping.

L’enjeu principal est la collecte d’information qui va jouer un rôle sur l’optimisation d’achat. Ce nouveau mode de fonctionnement n’est pas négligeable puisque 80% des gens ayant un smartphone l’utilisent et comparent2. En navigant d’un environnement à l’autre pour optimiser leurs achats, les utilisateurs peuvent connaitre une frustration liée à la perte de temps. Le but du e-commerce est d’offrir une expérience d’achat homogène, fluide et optimale pour satisfaire les consommateurs. « L’émergence du commerce électronique a transformé les habitudes d’achat des consommateurs, les rendant plus experts mais aussi de plus en plus exigeants car de plus en plus sollicités. »

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Le social shopping est au carrefour de l‘influence et de l’e-commerce, et est une tendance en plein essor et en pleine mutation. Les réseaux sociaux deviennent une plateforme d’échange ; et même si le support évolue, le principe reste le même : gagner du temps et optimiser son parcours d’achat. Les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque 80% des internautes souhaitent aller au bout de leur achat.
Le social shopping est basé sur l’influence et l’image. Il devient un vecteur de simplification d’achat grâce aux nouvelles expériences clients que l’on propose. Il est donc potentiellement un levier puissant de développement des ventes à travers les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux se placent comme les « ambassadeurs » des e-commerçants. Les membres des différents réseaux sociaux ne s’y rendent pas uniquement pour parler avec d’autres membres, mais aussi pour toute l’activité générée autour des produits. Ces communautés engagées deviennent donc de puissantes caisses de résonnance influençant l’acte d’achat. Basé ainsi sur le bouche à oreille, le shopping communautaire grâce à la force de la viralisation provoque un effet démultiplicateur, le groupe ne cessant de s’élargir.

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Le social shopping, construit à l’aide des contenus du web 2.0 est donc une arme stratégique pour les entreprises et un enjeu phare puisqu’on estime que déjà 75% des ventes du e-commerce viennent des réseaux sociaux. La question qu’elles se posent n’est donc pas de savoir s’y faut y aller mais comment et quel réseau social choisir :

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Facebook grâce à ces différentes fonctionnalités permet aux e-commerçants de générer des ventes (sur le site ou avec un partenaire). Il est ainsi possible de réaliser des campagnes ciblées, de créer des boutiques directement sur Facebook en y affichant ses produits, d’en faire la promotion et de les vendre sans avoir besoin d’avoir de site internet.

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Pinterest et sa nouvelle fonctionnalité « Shop The Look » permet l’achat de produits directement à partir d’images et s’appuie sur l’intelligence artificielle et la réalité augmentée. Son outil Lens permet d’autre part aux utilisateurs de prendre en photo des produits de la vie réelle depuis leur mobile et de se voir proposer des produits similaires.

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Instagram, qui possède 16,4 millions2 de visiteurs uniques en France, est le réseau social qui a le vent en poupe et sur lequel les entreprises et les marques investissent. Avec sa nouvelle fonctionnalité lancée en France en mars dernier, Instagram se lance dans le e-commerce. Le bouton Achat permet en effet aux marques de taguer des produits dans leurs publications pour aider les internautes à en savoir plus et faciliter l’acte d’achat. Simple et efficace cette nouvelle fonctionnalité fluidifie le parcours client et optimise ainsi les possibilités de conversion. Ce concept offre en outre à la marque une excellente opportunité de faire parler d’elle dans un environnement premium.

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Amazon, avec Amazon Spark, que l’on retrouve uniquement avec Amazon Prime, Amazon a pris conscience de l’importance de l’image. Le principe est que le client prend lui-même ses photos qu’il va poster sur ce réseau de son plein gré. On est ici sur une expérience client. Son gros point fort est le data qu’il collecte et qui permet une offre ultra ciblée.

– Ventes privées à destination exclusive des Fans, Followers et autres membres
– Offre de promotion ou de réduction
– Promotion d’un produit ou d’un service en particulier
– Tester le lancement d’une nouvelle gamme
– Bénéficier d’un focus group à l’échelle mondiale

Quels sont les bénéfices du social shopping ?
– Un parcours client simplifié
– De l’information utile qui permet d’enrichir un achat
– Une communication optimisée (stade ultime de la conversion)
– Permet d’affiner, cibler et compléter la data.

Pour conclure sur ce sujet, le social shopping en misant sur l’image et en facilitant l’achat est donc un levier de développement important pour les marques. Il s’inscrit dans une stratégie omnicanale qui permet une autre approche vis-à-vis de sa communauté qui devient ambassadrice.

Comme toute évolution, le social shopping a ses limites. Il faut faire attention aux dérives et à la consommation sous influence, le consommateur doit pouvoir garder son libre arbitre. On ne va plus chercher une information mais cette information nous est « poussée » et proposée sans avoir à aller la chercher. Une tendance qui risque également à terme d’éroder notre curiosité et notre goût pour l’aventure hors des sentiers battus (c’est le cas par exemple des « playlists » sur les applications musicales).

L’enjeu pour le consommateur sera donc de trouver un juste équilibre. Il faut pouvoir acheter un produit simplement sans consommer avec excès.

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A bientôt !

Et surtout, merci à l’ADETEM et à Marie Pierre Mesgouez pour son intervention.

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1 : https://www.ifop.com/
2 : http://www.alexitauzin.com/