[Seminaire national] : Demain, un monde sans marques ?

« Une école, 7 campus, réunis autour d’une même thématique : « Demain, un monde sans marques ? » – un exercice de style pour les étudiants de 4e année de l’ISEG Marketing & Communication School.

Chers élèves des campus de Lille, Paris, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Lyon et de Nantes, préparez-vous à vivre l’un des temps forts de votre 4e année ! Le séminaire national de l’ISEG Marketing & Communication School se déroulera le jeudi 22 mars prochain au MK2 Bibliothèque à Paris. Vous assisterez à plusieurs interventions animées par des professionnels de haut niveau qui exploreront la thématique à 360°.

Tout commence avec un sondage YouGov… Diane Young – directeur associé, nous présente l’enquête commandée par l’ISEG autour de notre rapport aux marques. Un échantillon représentatif de la population française de plus de 18 ans (1022 sondés) nous apprend que :

– 7 français sur 10 seraient fidèles aux marques ; mais cette fidélité est relative car seuls 1 sur 10 se disent « très fidèles » quand 55% se disent « assez fidèles ». Les foyers avec enfants seraient plus fidèles que les autres (les enfants : prescripteurs ? les marques : valeurs refuges lorsque l’on manque de temps ?) ;
– plus de la moitié des français se disent prêts à abandonner les marques qu’ils achètent quelque soit le secteur (mode, alimentation, hygiène) – quid du domaine de l’Hi Tech où 47% seulement seraient prêts à abandonner leurs marques préférées ;
– concernant les attentes des sondés vis-à-vis des marques (cette question est à choix multiples) : 70% pensent que leur rôle est de garantir la qualité de leurs produits/services ; elles permettent d’identifier une entreprise d’une autre pour 47% ; 41% leur imputent un rôle d’innovation (majoritairement les 18-24 ans) ; 23% pensent qu’elles doivent véhiculer des valeurs proches des leurs et 10% qu’elles doivent bousculer les codes ;
– le devoir d’une marque ? 8 français sur 10 demandent de la transparence – sur les processus de production, le service client et la RSE ;
– enfin, 70% s’accordent sur le rôle sociétale et l’implication grandissante des marques.

Vers un monde sans marques donc ? Ou plutôt vers une refonte profonde des marques telles que nous les connaissons aujourd’hui ?

ecole-marketing-communication-iseg-nantes-paysdelaloire-formation-bac5-seminaire-national-mcs4.jpgParce que Michel et Augustin a déjà fait le choix d’un model alternatif et innovant, nous avons eu la chance d’accueillir l’un des ses co-fondateurs : Augustin Paluel-Marmont. Il préfère aventure plutôt qu’entreprise et refuse d’utiliser le mot marque pour définir ce fabuleux projet. Pour Augustin, cette aventure se différencie et suscite l’adhésion pour plusieurs raisons : la première ? son ADN ; des recettes simples, une histoire vraie qui se raconte en temps réel, une véritable transparence, une équipe sympathique – sympathie incarnée jusque dans les packagings. Ensuite, l’internalisation des compétences stratégiques, et notamment la R&D, qui est l’une des forces de cette aventure. Augustin nous parle « d’authenticité moderne ». En effet, chez Michel et Augustin rien n’est caché, tout est montré : « vous pouvez venir à la Bananeraie et ouvrir tous les placards si vous le souhaitez ! » Est-ce cette transparence incarnée qui définira la marque du futur ?

Des projets ? Faire de Michel et Augustin une aventure mondiale autour de la gourmandise et du savoir-faire français. Toute la problématique de la mondialisation réside dans l’ambivalence entre une aventure authentique, qualitative, où la prégnance du fait-maison est la clé du succès, et une production industrielle à grande échelle. Un défi à relever pour nos Trublions du Goût qui est, selon moi, LE défi de demain. Ce challenge anime (ou animera) de nombreuses autres marques dans un monde hyper-mondialisé et, pourtant, de plus en plus tourné vers le local. Demain, des marques loco-mondiales ?

Notre dernier invité, Denis Jacquet – créateur de l’Observatoire de l’Uberisation, questionne le digital et les marques. « Fin des promesses, début des preuves ? » Parce que l’impact du digital sur les marques est colossal, il juge nécessaire de réfléchir d’avantage sur le sujet. En effet, les marques vont devoir évoluer en même temps que nos manières de consommer. Avant, le marketing et la publicité offraient des « illusions » aux consommateurs. « Qui ferait de la publicité pour Coca-Cola en annonçant : si vous en buvez, vous deviendrez obèse ? » Pour Denis Jacquet, l’iGénération est plus sensible à l’impact des marques sur la société. La transparence d’internet et la rapidité de circulation de l’information permise par le digital vont forcer les marques à se refondre en interne et en externe. Les politiques RSE vont devenir incontournables. Les sociétés porteuses d’actions sociales et environnementales obtiendront la faveur du consommateur.

Demain, nous choisirons nos applications et marques en fonction de leur impact sur la société. Celles qui placeront l’Homme au coeur de leur stratégie seront plébiscitées, au détriment de marques aux produits peu qualitatifs et à impact négatif. Ces dernières n’arrivent déjà plus à recruter les jeunes talents qui leurs préfèrent des petites marques innovantes qui ont leur confiance.

Demain, un monde sans marques ? Je dirais plutôt que le concept est en train d’évoluer. Sondage, intervenants et étudiants sont unanimes : les marques sont un indicateur d’identité et un facteur de liberté. Ainsi, choisir telle marque ou tel produit devient progressivement un acte militant : « je choisis ce moteur de recherche, parce qu’ainsi, je participe à la reforestation – quid de l’algorithme qui est moins important » ; « je choisis ces chaussures, parce que la marque est transparente sur la provenance de ses matières premières, qu’elle participe à la valorisation de l’ensemble des acteurs de sa chaîne de production, parce qu’elle ne produit pas au détriment de la terre et de ses richesses », etc. Dans un monde en profonde mutation, les entreprises de demain seront celles qui défendront cette « authenticité moderne » dont parle Augustin. Celles, marquées par un éthique interne et externe forte et véridique, qui opteront pour un model loco-mondial seront plébiscités par les consommateurs. Mettre du sens dans ses achats deviendra une priorité et seules les marques qui tiendront leurs promesses auront une place dans notre société demain.

Merci à l’ISEG Marketing & Communication School pour l’organisation de cette journée, au MK2 Bibliothèque pour son accueil et merci à l’ensemble des intervenants pour leurs éclairages, leurs histoires et leurs promesses.

#ISEGSN2018″

Article par Zoé MICHEL – étudiante à l’ISEG Marketing & Communication School Nantes, en 4e année Master « Stratégies Evénementielles, Relations Presse et Relations Publiques ».

Si vous aussi, comme Zoé, vous souhaitez intégrer l’ISEG Marketing & Communication School Nantes à la rentrée prochaine, n’hésitez pas à nous contacter au 02 40 89 07 52 ou télécharger votre dossier de candidature en ligne.