[Invité de la semaine #9] : la géolocalisation, une révolution marketing, by Benjamin Templé

Benjamin Templé est intervenu à l'ISEG Marketing & Communication School Nantes dans le cadre de l'invité de la semaine. Retour sur une rencontre très enrichissante.

logo-matiere-noire.jpg« Lors d'un de mes derniers voyages à New York, je me baladais à travers la célèbre 5ème avenue et j'ai reçu une notification : pour 1 t-shirt acheté le deuxième est offert dans votre boutique à 2 pas, mesdemoiselles messieurs, la révolution de la géolocalisation est là ! »

Ce sont sur ces mots de Guillaume Devianne que s'est orienté la conférence de ce mercredi.

Mais la géolocalisation, c'est quoi ?

Benjamin, invité de cette conférence, nous explique que l'on retrouve trois types de géolocalisation.

La plus connue : la géolocalisation indoor, elle permet de définir des lieux précis sur une carte afin de créer un parcours. Cette technologie permet principalement de visualiser le parcours client.

Benjamin, nous indique qu'il existe ensuite le géofencing, utilisée avec un système de zones. En effet, son usage permet de déclencher une action au moment où un usager entre dans une zone définie. Pokemon Go, application permettant de chasser des créatures dans la rue, est un exemple type de l'utilisation de cette technologie. En effet, en se baladant, l'utilisateur cherche des points où se trouve les Pokemon, lorsqu'il se trouve au niveau d'un lieu où l'application a définit une présence de Pokemon, il va voir s'afficher la créature et va pouvoir la capturer.

La dernière technologie de géolocalisation et non la moindre, est la micro-localisation. Elle permet aux utilisateurs d'interagir avec un élément tel qu'une oeuvre au sein d'un musée ou encore un produit dans une boutique.

Benjamin interprète cette évolution à partir du GPS comme un renouveau, il a fallu retourner la manière de penser, définir les zones de passage afin que l'usager nous trouve et non le contraire.

Benjamin nous confis qu'après 15 ans en tant que responsable projet dans la radio et les festivals, il s'est doucement lassé de la précarité culturelle. Il s'est ainsi lancé dans l'aventure entrepreunariale.

C'est alors sur la base des différentes technologies de la géolocalisation que Benjamin, Baptiste et Yoann, se sont lancés dans leur société de service.

Leur équipe propose plusieurs services : le développement au niveau des applications mobiles, les plateformes web, la connectivité et la gestion de données, l'accompagnement à travers la transition numérique et la recherche dans l'innovation afin de rester à la pointe de la technologie.

L'intégralité des technologies de la géolocalisation se révèle être une révolution pour le monde du marketing et de la communication. On peut, en terme de démarche commerciale, utiliser ces systèmes dans une démarche de communication beaucoup plus ciblée.

L'usager qui reçoit l'information, la voulait. Les entreprises clientes de ces services gagnent en pertinence. Elles ont la possibilité d'avoir un ciblage extrêmement précis avec des algorithmes répondant aux principales questions : où ? quand ? qui ?

Mais là se pose la question d'une intimité violée. La société de service de Benjamin s'oriente essentiellement sur de l'information et non du marketing mais il nous avertis qu'en effet, ces processus sont utilisés à certaines fins abusives, « Attention, protegez-vous, moi je coupe les ondes des mon smartphone la majorité du temps ». Certes, la géolocalisation permet de perdre en quantité publicitaire et se concentrer sur une diffusion de qualité mais ceci au détriment de l'intimité individuelle.

Cette conférence, riche de découverte, s'achève par le traditionnel conseil aux étudiants. Ici, Benjamin nous recommande vivement de toujours rester en veille sur les nouvelles technologies, à la pointe des innovations et de l'actualité. Il justifie son conseil par une analyse frappante : « Désormais, ce n'est plus « Qu'est ce que je communique ? » mais « Comment je communique ». Il nous offre la clef de l'évolution : la diffusion avant le contenu.

Une dernière question reste en suspend suite à cette conférence : où dois-je envoyer mon CV ?