[Invité de la semaine #8] : Grégory Thibord, « Les clefs de la réussite: l’adaptabilité et la polyvalence »

Gregory Thibord est intervenu à l’ISEG Marketing & Communication School Nantes dans le cadre des invités de la semaine. Retour sur une rencontre très enrichissante.

Gregory Thibord s’était lancé un défi : développer sa propre entreprise avant ses 25 ans : challenge relevé, puisque depuis 12 ans il dirige sa propre agence de Marketing et communication : Swimming Pool. Leur métier est d’accompagner les entreprises et les marques dans la stratégie de développement de leur activité, et d’utiliser les outils du marketing en général pour aider des clients à progresser sur leurs pratiques en matière de développement de leur activité.

La culture commerciale qu’il a pu acquérir au cours de diverses expériences professionnelles, l’a énormément aidé lors de la création de sa structure qui compte aujourd’hui une quarantaine de collaborateurs répartis en six métiers différents : Tout d’abord la partie Design, c’est ce qui permet de véhiculer une identité et des valeurs au premier coup d’œil. Puis, la partie conversation pour que les entreprises interagissent avec leurs cibles pour les convertir en opportunités qualifiées. Un troisième métier : l’événementiel pour fédérer et fidéliser les cibles, clients et communautés autour de rendez- vous. Une partie de l’agence est dédiée au traffic pour attirer les cibles là où les entreprises souhaitent développer leur audience. La partie digitale pour conceptualiser des expériences web optimisées pour la conversion ou le développement des marques. Le dernier métier est le content, pour délivrer les bons messages, aux bonnes personnes, aux bons formats et sur les bons canaux.

ecole-marketing-communication-school-nantes-formation-gregory-temple (2).JPGLes clients qui viennent en général ont soit une problématique d’image où de business, sachant que les deux sont très connectés. L’approche est souvent trop « business », alors que selon Gregory Thibord, « on ne fait pas de business si on n’a pas une plateforme de marque bien posée, une identité assumée ». Souvent les marques ne savent pas vraiment qui elles sont, le rôle de l’agence est alors de s’assurer que l’entreprise se pose les bonnes questions. La valeur des gens qui travaillent dans le marketing est de travailler le pourquoi, le questionnement. Le pitch doit commencer par le pourquoi, à quoi on sert ? Pourquoi on fait les choses ?

Aujourd’hui ce qui est le plus intéressant pour les agences est plutôt de travailler avec des petites marques, c’est là qu’il y a plus de liberté, et qu’on peut plus facilement laisser libre cours à la créativité.

Avec les transformations numériques actuelles, les nouveaux paradigmes, l’ubérisation, les agences ne sont pas épargnées et doivent faire face à une certaine autonomie de la part des clients vis-à-vis du marketing, voir même une défiance. Ils n’ont plus besoin du marketing et du commerce pour faire des choix et accéder à l’information. Ils sont de plus en plus méfiants, ce qui se ressent par exemple avec les adblocks.

ecole-marketing-communication-school-nantes-formation-gregory-temple (3).JPGIl faut savoir que le fantasme de l’agence de publicité classique disparaît de plus en plus aujourd’hui avec l’apparition du digital, du tracking et de l’analytics.

Pour Gregory Thibord, une des capacités clefs à avoir au sein d’une entreprise est la polyvalence, il ne croit plus du tout en des métiers cloisonnés, il faut s’intéresser à différents métiers pour avancer, en tant que directeur d’une agence de marketing communication, il est par exemple utile de comprendre le code, sans pour autant le maîtriser. Le plus important est de ne pas résister aux changements mais plutôt de s’adapter aux transitions.

Pour éviter les échecs, Gregory Thibord revient sur deux peux points capitaux à ses yeux : « Savoir s’entourer de gens qui sont meilleurs que vous », et surtout « écouter vos clients », avec l’expérience

ce sont deux choses qu’il retient et dont il se sert au quotidien pour avancer, qu’il a tiré des échecs connus auparavant.

Lorsqu’on lui demande si il pense qu’il est plus facile d’être patron aujourd’hui, il répond qu’il est en tout cas plus simple d’entreprendre aujourd’hui, car c’est une démarche valorisée, pour laquelle l’accompagnement est plus fort, dans un climat favorable et contexte lié au digital.

Pour lui l’adaptation et la curiosité sont les clefs de la réussite, en s’adaptant et en comprenant le contexte dans lequel on vit grâce à la veille, et en étant curieux, on s’ouvre forcément à plus d’opportunités.

Cet article vous est proposé par Clémence Retailleau, étudiante en 3e année.

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